Joli doublé pour nos équipes de jeunes ce samedi en Coupe Fédérale.
Chez elles, à Mimoun, nos 13 ans ont largement battu Villepinte : 9-0, avec 4 buts de Valentine (photo), 2 de Mélanie et 1 de Zanissa, Ralia et Gladys.

Dans le même temps, à Nanterre et toujours pour le compte de la Coupe Fédérale, les 16 ans, opposées à Nanterre et à Montreuil (Cergy-Pontoise ayant déclaré forfait) ont enlevé deux jolies victoires : 2-1 face à Nanterre (buts de Marion et Farida) et 4-3 contre Montreuil (4 buts de Farida).
Deux résultats positifs qui font regretter un peu plus que nos équipes de jeunes soient toujours placées, en Championnat, dans les groupes les plus relevés où elles ont évidemment beaucoup de mal à rivaliser avec des clubs possédant une autre dimension que le nôtre...

Ont joué, chez les 13 ans, Audrey, Flore, Gladys, Zanissa, Ralia, Mélanie et Valentine.
Chez les 16 ans, Myriam, Laurie, Julie, Isabel, Elsa, Nesrine, Léa, Marion et Farida.

L’équipe II, de son côté, comme pouvait le laisser présager sa défaite (4-0) le samedi précédent face au même adversaire, a été éliminée de la Coupe de Paris-Ile-de-France par Montreuil, sur le score sans appel de 7-1.
Une défaite qui ne laisse place à aucun regret tant notre adversaire, descendu de justesse de DHR en PH la saison dernière (et bien parti pour remonter dès cette année) nous était supérieur avec, en particulier, deux redoutables attaquantes.
Match joué dans un excellent esprit et sans le moindre incident, bien que l’arbitre officiel ne se soit pas présenté à Montreuil.
Ont joué pour les Chouettes, dirigées et arbitrées par Bruno :
Sabrina I, Farida I, Steph’, Christelle, Monica, Isabelle, Estelle, Juju, Elodie I, Elodie II, Julie, Marion, Joy et Charlotte.
Pour Julie et Marion, il s’agissait d’un baptême du feu (leur tout premier match officiel) et elles s’en sont plutôt bien tirées.
Explications sur un forfait
Notre équipe première, elle, n’a pas joué ce samedi à Evry en Challenge de France, son adversaire ayant été déclaré forfait et cela mérite une explication.
Ce match, initialement prévu à 15 heures, avait été en effet déplacé dans un premier temps à 17 h 15 à la demande du club d’Evry.
En temps normal, cela ne nous aurait posé aucun problème.
Il se trouve cependant qu’en début de semaine, la situation était particulièrement chaude et préoccupante dans les banlieues.
Nous avons donc attiré l’attention de la Ligue sur les risques qu’un coup d’envoi aussi tardif faisait courir, en ces circonstances précises, à nos joueuses (dont six sont encore mineures).
On ne parle pas ici du match en lui-même mais du trajet de retour, à la nuit largement tombée, alors que, de tout côté, nous arrivaient des images de violences aveugles, de voitures incendiées et de barrages de poubelles en feu.
Nous avons donc demandé à la Ligue de rétablir la rencontre dans son horaire initial, proposant, à défaut :
de reporter la rencontre (mais cela s’est révélé impossible pour des questions de calendrier).
d’organiser la rencontre à Issy.
de jouer sur terrain neutre en début d’après-midi.
Jugeant notre demande fondée, la Ligue, mardi soir, fixait donc à nouveau le coup d’envoi du match à 14 h 30 à Evry, rappelant que le Challenge de France, compétition nationale, avait priorité en matière d’horaires et d’organisation sur tous les autres matches.
En conséquence, ce sont les petits garçons occupant le terrain d’Evry qui auraient dû laisser la place à notre rencontre ce qui, aussi désolant que cela puisse être pour eux, n’aurait en revanche pas posé de problème de réorganisation majeur puisque les tout-petits ont énormément de dates libres dans leur calendrier, à l’inverse des Seniors.
Mais nos adversaires n’ont pas accepté la décision de la Ligue, refusant de jouer chez nous et ailleurs qu’à Evry à 17 h 15.
Dès lors elles ont été déclarées battues par forfait et nous en avons été d’autant plus désolés que nous avions un impératif besoin de jouer : samedi prochain, 19 novembre, nous recevrons en Championnat Serris, leader invaincu (4 victoires en 4 matches) et l’inaction à laquelle nous avons été contraints ce samedi n’était sûrement pas la meilleure façon de préparer ce sommet.
Nous précisons bien ici que ce n’était pas le fait de jouer en banlieue qui nous posait problème mais celui de devoir y circuler la nuit.
Notre équipe II a d’ailleurs disputé, sans souci ni objection, ce même samedi à Montreuil, un match de Coupe de Paris dont le coup d’envoi était fixé à 15 heures.
Alors bien sûr, on pourra toujours objecter que les choses allaient mieux ce samedi et que nos craintes étaient exagérées...
Ben oui, mais en début de semaine ce n’était pas le cas !
Et, par ailleurs, vendredi matin à 10 h 45, le site de la Ligue de Paris-Ile-de-France nous informait « que le match Cameroun - Maroc, qui devait avoir lieu le mardi 15 novembre à Evry était annulé » (il se jouera finalement ce mardi à huis clos à Clairefontaine) !
Quelques heures plus tard, dans la soirée de ce même vendredi 11, la rencontre Tunisie - Congo était arrêtée après une heure de jeu par la faute de trublions, auteurs d’incidents graves sur la pelouse (deux joueurs congolais blessés).
Vendredi 11 novembre toujours, se jouait en L1 un Ajaccio - Lens que l’insécurité en Corse avait fait reporter le 1e octobre dernier.
On peut aussi rappeler que le Parisien de vendredi parlait « de situation s’améliorant en Essonne où, à 23 heures, on ne déplorait que ( !) 17 voitures incendiées mais que la cellule spéciale mise en place au tribunal de grande instance d’Evry (55 mineurs déférés en 3 jours) demeurait en vigueur jusqu’à la fin de la semaine. »
Celui de samedi précisait que « 350 hommes resteraient mobilisés sur le terrain en Essonne, des effectifs locaux renforcés par trois compagnie de CRS. »
Dans le Parisien de ce dimanche 13 novembre enfin, on a pu lire « que 354 personnes ont été condamnées à des peines de prison ferme depuis le début de la crise en banlieue » et que « 2 503 personnes ont été placées en garde à vue depuis le 29 octobre... »
Autant de faits et d’éléments démontrant que notre démarche, loin d’être faussement alarmiste, exprimait seulement les craintes de dirigeants responsables, soucieux avant tout de préserver l’intégrité physique de leurs joueuses.
Rappelons que l’on ferme les stade à la moindre gelée, que toute goutte de sang est prohibée sur un terrain et que les arbitres font la chasse au moindre bijou, toutes ces dispositions ayant pour but, et l’on s’en félicite, d’éviter incidents et accidents.
C’est dans cet ordre d’idées que se positionnait notre requête.
Puisque, aussi bien, tout le monde est bien d’accord pour convenir qu’un match de football, jamais, ne vaudra que l’on expose des joueuses à un danger, fût-il potentiel.